Programmes de recherche en cours

Les équipes du Biopark Charleroi Brussels South participent (ou ont participé) aux programmes:



Pôle d'attraction interuniversitaire, PAI

Les Pôles d’Attraction Interuniversitaires (PAI) sont financés par le gouvernement fédéral pour une période de 5 ans. Ce sont des réseaux d’excellence en recherche fondamentale qui constituent aussi un levier pour la mise en réseau des meilleures équipes belges avec des équipes étrangères. Pour la période 2012-2017, les laboratoires du Biopark coordonnent deux PAI et sont partenaires d’un troisième.


"T lymphocytes: from basic biology to immunotherapy" (T-Time)

Le projet est coordonné par Oberdan Leo (IMI, ULB) et implique également l'équipe de Muriel Moser (IBMM, ULB), des laboratoires de la VUB; de l'UCLouvain; ULg; UGent; KULeuven; UHasselt et deux partenaires internationaux: l'Australian National University (ANU) et la Radboud University Nijmegen Medical Centre (RA).

L'objectif majeur de ce PAI est d'élucider le mécanisme par lequel les lymphocytes-T stimulés par des antigènes acquièrent et expriment leur fonction effectrice durant la réponse immunitaire. Le but à long terme est de concevoir de nouvelles stratégies d'immunothérapie du cancer. Or, les vaccins contre le cancer font face à un double challenge: stimuler l'expansion clonale et la différenciation de lymphocytes effecteurs spécifiques de la tumeur vers le phénotype choisi (cytotoxique ou inflammatoire) et supprimer les mécanismes suppresseurs de la réponse immunitaire.

Les chercheurs vont donc tenter d'améliorer la compréhension du langage moléculaire à l'origine des interactions entre les cellules immunitaires, sur base de 5 thèmes de recherche: différenciation et fonction des lymphocytes T helper, suppression de la réponse pour les lymphocytes T régulateurs, comprendre et inverser le fonctionnement défectueux des lymphocytes T effecteurs, interractions entre l'immunité innée et la réponse cellulaire T, stratégies pour induire la production de lymphocytes T anti-tumoraux.

Le but de ce projet est donc de concevoir des stratégies pour induire sélectivement, en conditions cliniques, une différenciation de lymphocytes T antigènes-spécifiques vers un statut déterminé (effecteur ou régulateur), tout en minimisant la toxicité sur les tissus sains.

Présentation du projet en vidéo:



Tolerance and resistance to parasite infection: trypanosomatidae as paradigm

Le projet est coordonné par Benoit Vanhollebeke (IBMM, ULB) et implique des laboratoires de la VUB, de l'Institut de Médecine Tropical (Anvers), de la "Ludwig Maximilian University" (Munich, Allemagne) et de l'Université d'Orléans (France).

Quels sont les mécanismes utilisés par les parasites pour perturber la réponse immunitaire et infecter leur hôte? Quels sont les mécanismes génétiques et physiologiques qui permettent aux parasites de s'adapter aux conditions changeantes de son environnement, en particulier aux différents milieux de croissance dans ses hôtes successifs? Comment l'organisme hôte parvient-il à réguler la réponse inflammatoire de l'hôte pour tenter d'éliminer le parasite tout en préservant ses tissus? Ces questions sont cruciales pour comprendre le dialogue moléculaire entre hôte et parasite et pour lutter à terme contre les parasitoses.

Au cours de ce programme, les chercheurs utiliseront les Trypanosomatidae comme organismes modèles d'étude. Leurs objectifs sont d'étudier comment le parasite riposte aux mécanismes d'élimination et de résistance aux infections de ses hôtes (insectes et mammifères), comment le parasite parvient à moduler la (patho)physiologie de l'hôte, et d'élucider comment, às on tour, l'hôte parvient à contrôler la pathogénécité due à l'infection ("tolérance de l'hôte à l'infection)

Ce projet est la prolongation directe du précédent PAI "Molecular dialogue between parasite and hosts: the trypanosome model".



Role of developmental processes in the virulence oh human pathogens: from molecular mechanisms to novel therapeutic targets

Le projet est coordonné par l'UGent et implique également l'équipe de Laurence Van Melderen (IBMM, ULB), des laboratoires de la KULeuven, des FUNDP, de l'UCL et de l'UoM (US).


De nombreux mécanismes microbiens nécessaires aux infections par bactéries ou champignons peuvent être considérés comme des "mécanismes développementaux". Par exemple, la transition d'une cellule isolée vers un biofilm, développé sur une surface muqueuse de l'hôte, nécessite un réseau complexe de mécanismes régulateurs qui déterminent le niveau d'expression de nombreux gènes. De même, la différenciation d'une cellule microbienne normale en une cellule persistante et résistante aux antimicrobiens est un autre exemple de mécanisme développemental impliquant une régulation du métabolisme et de l'expression des gènes. Enfin, la propagation et le développement d'une infection chez l'homme nécessitent une régulation de l'expression des gènes de virulence. Cette régulation de l'expression génique est souvent directement influencée par une interactioncomplexe entre les cellules microbiennes.

Le but global de ce projet est d'élucider les mécanismes régulateurs impliqués dans plusieurs mécanismes développementaux des microorganismes. Les objectifs de ce PAI sont, entre autres, d'améliorer notre compréhension du rôle du "nutrient sensing" dans le développement de biofilms et des mécanismes aboutissant au développement de cellules persistantes, d'élucider le rôle des ARNs,des protéines intéragissant avec ces ARN et de la communication intercellulaire dans le développement microbien et d'étudier la différenciation et l'infection par la L-protéobactérie.


Action de Recherche Concertées (ARC)

Financées par la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Actions de recherche concertées (ARCs) sont des projets de cinq ans mis en oeuvre par des équipes qui ont fait la preuve de leur excellence et attribués tous les deux ans par l'Académie universitaire Wallonie-Bruxelles (ULB-UMons). Les laboratoires abritent 2 ARC.

ARC "Mécanismes moléculaires de la persistance bactérienne" (2016-2021)

Laboratoire de Biologie Structurale et Biophysique (Abel Garcia-Pino)

Les bactéries résistantes aux antibiotiques sont une menace importante pour la santé publique. Toutes les bactéries sont virtuellement capables de produire des variants tolérants à la majorité des antibiotiques connus, appelées « cellules persistantes ».

La formation de ces cellules persistantes est contrôlée par une molécule synthétisée par l’enzyme ReIA. C’est cette enzyme qui est au cœur de ce nouveau projet de recherche : Abel Garcia-Pino et ses collègues du laboratoire de Biologie Structurale et Biophysique vont tenter de la caractériser en étudiant ses caractéristiques « du niveau atomique jusqu’à l’in vivo ». Ils vont déterminer : (1) la structure de la protéine ReIA appartenant à différentes espèces bactériennes et sous ses différentes formes et états catalytiques; (2) les consommations énergétiques lors de ses interactions et de ses changements de conformation; et (3) les bases moléculaires de son activité et de ses fonctions catalytiques.

L’enzyme ReIA n’a pas encore pu être caractérisée, du fait de son état instable et complexe : l’utilisation de ‘nanobodies’ permettra de surmonter cette difficulté. L’étude permettra une meilleure compréhension des mécanismes de persistance chez les bactéries et ouvre une nouvelle voie vers la conception de nouveaux antibiotiques.


ARC "Understanding the contribution of AU-rich element (ARE)-mediated mRNA decay to the maintenance of skin and gut immune homeostasis" (2016-2021)

Institut d'immunologie médicale (Stanislas Goriely)

La peau et l’intestin sont continuellement exposés à des stimuli environnementaux, notamment des microbes commensaux ou pathogènes. Il est essentiel pour notre corps de réguler le processus inflammatoire pour, d’une part, prévenir les infections et, d’autre part, éviter le développement de maladies inflammatoires, comme le psoriasis ou la maladie de Crohn.

Les précédentes recherches de Stanislas Goriely et son équipe ont démontré le rôle de la tristetraproline (TTP) dans le contrôle de l’inflammation. Cette protéine contrôle l’expression de médiateurs clés de l’inflammation, comme le TNF-a ou l’IL-23, en dégradant leurs ARNs messagers. Le projet actuel s’intéresse au rôle de cette molécule dans le contrôle de l’homéostasie de la peau et des muqueuses. Les chercheurs souhaitent approfondir cette relation entre TTP et l’inflammation au moyen de modèles murins et d’échantillons cliniques. Ils évalueront également le rôle de la flore microbienne intestinale et de la peau dans cette relation. Le projet permettra également de développer de nouveaux outils transgéniques pour observer la dégradation de certains ARNs messagers in vivo.


ARC "APOL1 - SRA interplay" (2016-2021)

Laboratoire de Parasitologie Moléculaire (David-Pérez-Morga)

Depuis de nombreuses années, le Laboratoire de Parasitologie moléculaire étudie les mécanismes d’adaptation du trypanosome, parasite provoquant la maladie du sommeil chez l’homme et le nagana chez le bétail. Les précédents travaux du laboratoire ont démontré que la lipoprotéine APOL1, présente dans le sérum humain, pouvait éliminer les trypanosomes. Cependant une sous-espèce de trypanosome, T. b. rhodesiense, a trouvé le moyen de neutraliser les effets de l’APOL1 grâce à une protéine appelée SRA.

David Pérez-Morga, Etienne Pays et ses collaborateurs tentent aujourd’hui de mieux comprendre les relations entre les APOLs et SRA. Ils ont remarqué que la structure des APOLS était similaire à celles de la famille des BCL2, protéines humaines induisant l’apoptose. Leur hypothèse est que les APOLs interviennent dans la mort cellulaire programmée de certaines cellules humaines lors de conditions inflammatoires, observées notamment lors d’un contact avec un pathogène. Des premiers résultats du laboratoire vont en ce sens.

Ils ont aussi découvert que des formes mutantes d’APOL1, permettant à certaines populations Ouest africaines de résister à l’infection par le T. b. rhodesiense, déclencheraient la nécrose de certaines cellules rénales. Ceci entraine des maladies rénales chroniques, fréquemment observées dans ces populations.


ARC "Studies of transcriptional mechanisms regulating HIV-1 post-integration latency: implications for innovative therapeutic strategies" (2016-2021)

Service de Virologie moléculaire. (Carine Van Lint)

Les patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) doivent suivre leur multi-thérapie antirétrovirale en continu pour garder le virus sous contrôle. En effet, une faible proportion des cellules infectées par le VIH-1 n’expriment pas de virus et échappent à la multi-thérapie et au système immunitaire de l’hôte. Ces cellules réservoirs sont responsables du rebond de la virémie dès l’interruption du traitement. La réactivation délibérée de ces réservoirs chez un patient sous traitement est donc une stratégie thérapeutique prometteuse, qui permettrait d’éliminer le virus et/ou de contrôler à long terme la virémie en absence de traitement.

Cette approche a mené à la recherche d’agents capables de réactiver les cellules infectées de manière latente (latency reversing agents, LRAs). Les premières expériences ex vivo de réactivation ont cependant mis en évidence des variations inter-patients qualitatives et quantitatives dans la réactivation par différents LRAs des cellules infectées. Des observations qui soulignent encore une fois la complexité de la régulation du virus VIH.

L’équipe de Carine Van Lint et le Service des Maladies Infectieuses du Prof. Stéphane De Wit (Hôpital Saint-Pierre) étudieront en collaboration le phénomène de latence du VIH. Un processus compliqué qui est contrôlé aux niveaux protéique et transcriptionnel, mais aussi par des modifications épigénétiques et par l’organisation de la chromatine des virus intégrés dans le génome cellulaire. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires de la latence du VIH-1 est critique pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.


"Le nucléole dans le domaine de la santé et de la maladie" (2014-2019)

Le projet rassemble le Laboratoire d'étude du Métabolisme de l'ARN (Denis Lafontaine) et de Biologie du noyau (Birthe Fahrenkrog)

Les ribosomes et les complexes du pore nucléaire (« nuclear pore complex », NPC) sont des nanomachines cellulaires essentielles, responsables, respectivement, de la synthèse des protéines et du trafic nucléocytoplasmique. La synthèse des ribosomes est initiée dans le nucléole, un domaine fonctionnel nucléaire très dynamique jouant un rôle central dans l'expression génétique. La morphologie du nucléole est révélatrice de sa fonction et de la santé de la cellule et, en tant que telle, constitue un puissant biomarqueur de maladie et une cible pour les traitements du cancer.

Des nucléoporines spécifiques, les éléments constitutifs du NPC, se relocalisent dans le nucléole en cas d'inhibition de la synthèse de l'ARN ribosomique et dans des situations pathologiques, telles que la leucémie. Ce projet vise à comprendre les principes de maintien de l'intégrité nucléolaire et à étudier les connexions émergentes entre les nucléoporines liées à la maladie et le nucléole.


"Contrôle génétique du développement vasculaire cérébral" (2014-2019)

Le projet est mené par l4UR en Parasitologie moléculaire (Benoit Vanhollebeke)

Malgré leur importance dans une vaste gamme de troubles du système nerveux central, les mécanismes qui sous-tendent l'angiogenèse cérébrale et la spécialisation des cellules endothéliales de notre cerveau sont méconnus.

Ce projet vise à identifier la nature moléculaire et l'origine cellulaire des signaux qui gouvernent la vascularisation cérébrale et à établir comment ces signaux sont reconnus et interprétés par les cellules endothéliales au cours de processus complexe du développement vasculaire cérébral.


"Patho-physiological role, structural analysis and drug targeting of ammonium/ammonia transport proteins of the conserved Mep-Amt-Rhesus factors family" (2012-2017)

Le projet rassemble le Laboratoire de Biologie du Transport membranaire (Anna Maria Marini) et René Wintjens (Faculté de Pharmacie, ULB).

L'ion ammonium est une molécule omniprésente et représente la source principale de nitrogène pour les microbes et les plantes. Cet ion est cependant un métabolite toxique, occupant une place central dans le contrôle de l'homéostasie acide-base chez les animaux. Les chercheurs de l'IBMM ont joué un rôle pionner dans la découverte de la famille de transporteurs d'ammonium "Mep-Amt Rhesus" et dans l'élucidation de la fonction physiologique de ces facteurs Rhesus chez les mammifères.

Le projet a pour but de caractériser, de manière globale, la nouvelle famille des transporteurs Mep-Amt Rhesus et d'évaluer leur potentiel comme cible médicamenteuse. Les deux laboratoires de l'ULB associés au sein de cette ARC présentent des compétences complémentaires et variées: patho-physiologie, biologie moléculaire et biochimie, protéomique, bioinformatique et cristallographie de protéines.


"NAD metabolism and the control of innate immune responses" (2012-2017)

Le projet est coordonné par le Laboratoire de Biologie moléculaire du Gène (Véronique Kruys, Cyril Gueydan), en collaboration avec le Laboratoire d'Immunobiologie (Fabienne Andris, Muriel Moser, Guillaume Oldenhove, Oberdan Leo).

En plus de son rôle bien connu de métabolite énergétique, il a récemment été démontré que le nicotinamide adénine dinucléotide (NAD) joue un rôle important dans la régulation de plusieurs réponses cellulaires. L'implication du NAD dans ces processus est basé sur sa capacité à agir comme susbtrat pour une série d'enzymes, régulant l'expression de gènes à un niveau transcriptionnel et post-transcriptionnel. Ceci suggère que les niveaux intracellulaire de NAD peuvent avoir des effets sur la physiologie cellulaire, bien au delà de son apport énergétique. Les chercheurs ont récemment démontré que les niveaux intracellulaire de NAD peuvent moduler la réponse immunitaire innée pour produire des médiateurs pro-inflammatoires, suggérant une nouvelle voie de régulation reliant le métabolisme cellulaire et l'inflammation.

En combinant des approches in vitro et in vivo (invertébrés, souris et modèles humains), les chercheurs veulent explorer un peu plus les mécanismes par lesquels le NAD intracellulaire peut influence la réponse immunitaire innée, posant les bases du développement de nouvelles stratégies cliniques anti-inflammatoires prometteuses

Présentation du projet en vidéo:



Pôle de compétitivité santé BioWin

Plusieurs laboratoires et entreprises du Biopark Charleroi Brussels South sont impliqués dans le pôle de compétitivité wallon BioWin où des industriels du secteur de la santé font appel à des laboratoires académiques pour mener des projets de recherche-développement résolument orientés vers le marché.


Radiotarget

Radiotarget rassemble des équipes du CMMI (Biopark, ULB-UMONS) et de l'ULg, sous la coordination de l'IRE-Elit (Institut national des radioéléments, Environmental and Lifescience Technologies). Le but du programme est de développer des anticorps couplés à une particule radioactive, en vue de traiter les métastases hépatiques.

Présentation du projet en vidéo:


DNAVac

Le projet DNAVac est coordonnée par l'entreprise Delphi Genetics (spin-off de l'ULB installée sur l'Aéropole), avec la collaboration de l'ULg et UCL. Ces équipes visent le développement et la production d'un vaccin "à ADN" ne contenant aucun gène de résistance aux antibiotiques.
En cours.


Découvrez l'ensemble de ces projets sur le site de BioWin.


Programme d'excellence CIBLES (2008-2013)

Dans le cadre du plan de redéploiement économique et social de la Région wallonne, le "Plan Marshall pour la Wallonie" ont été lancés les programmes d'excellence afin de doper la recherche et l'innovation en lien avec l'entreprise. Les programmes d'excellence doivent répondre à des critères objectifs qui visent non seulement à garantir l'assise scientifique du projet (caractère interuniversitaire et renommée internationale des équipes de recherche) mais également à assurer des retombées tant scientifiques qu'économiques, notamment au travers de partenariats avec le privé, de dépôts de brevets et de création de spin-offs.

Le 2e programme d'excellence a pour titre CIBLES. Doté de 25 millions d'euros sur cinq ans, le programme est coordonné par les équipes des Professeurs Etienne Pays (IBMM, ULB), et Marc Parmentier (Institut de Recherche Interdisciplinaire en Biologie Humaine et Moléculaire, IRIBHM, ULB), tout en associant des équipes de l'UCL et de l'ULg.

Objectif? Identifier et valider des cibles et des stratégies thérapeutiques innovantes, centrées sur les pathologies liées aux réactions inflammatoires chroniques et du système nerveux. Avec à la clef, en partenariat avec l'industrie - UCB, GSK et Euroscreen (spin-off du Biopark Charleroi Brussels South) parrainent le programme -, de nouvelles générations de médicaments. Le programme CIBLES est piloté par l'ULB - Prof. Etienne Pays (IBMM) et Marc Parmentier (IRIBHM), tout en associant des laboratoires de l'UCL et de l'ULg.

CIBLES s'articule sur trois axes: l'étude des récepteurs couplés aux protéines G; l'étude d'une sélection de cibles particulièrement prometteuses dans le domaine de l'inflammation, les apolipoprotéines L et l'enzyme IDO; et enfin, les applications thérapeutiques des cellules souches dans les maladies du système nerveux central, ainsi que dans le cancer.


Fondation médicale Reine Elisabeth (FMRE)

La FMRE. soutient des équipes universitaires qui se consacrent à l'étude du fonctionnement du système nerveux. L'aide financière à chaque projet retenu est attribuée en principe pour une période de trois ans.


Rôle des facteurs de transcription doublesex/mab3 related (DMRT) dans la régionalisation du cortex cérébral

Equipe soutenue (2011-2013): Laboratoire de Génétique du Développement (Eric Bellefroid, IBMM)

Le cortex cérébral, une des régions majeures du cerveau responsable de la coordination des fonctions cognitives, motrices et sensorielles, est une structure complexe, constituée de centaines de types de neurones et de cellules gliales, organisée en six couches de cellules et en différentes aires ayant des fonctions distinctes. Les mécanismes moléculaires contrôlant son développement et en particulier ceux impliqués dans la définition des aires corticales sont encore mal connus.

Le laboratoire de Génétique du Développement a montré que le gène DMRT5 est exprimé en gradient dans les cellules progénitrices du cortex cérébral, l'expression la plus forte étant détectée dans sa partie postérieure-médiane, et qu'il joue un rôle clef dans la régionalisation des progéniteurs corticaux. Le projet de recherche soutenu par la FMRE vise à mieux comprendre comment l'expression en gradient de DMRT5 est établie dans les progéniteurs corticaux et comment ce facteur de transcription contrôle la régionalisation précoce du cortex cérébral.


Institut wallon virtuel de recherche d'excellence dans les domaines des sciences de la vie (WelBio)

Mécanismes impliqués dans la différentiation des lymphocytes T cytotoxiques en cellules mémoires

Equipe soutenue (2013-2015): Stanislas Goriely, IMI

Un certain type de globules blancs, les lymphocytes T cytotoxiques, joue un rôle essentiel dans la défense immunitaire. En effet, lors d’une infection, ces lymphocytes se multiplient rapidement et détruisent les cellules infectées. Après cette phase, une petite fraction de ces cellules subsiste dans l’organisme, jouant un rôle de « mémoire », et lui permettant de réagir plus rapidement et efficacement lors d’une nouvelle infection. Ces cellules « mémoires » sont également à la base de la vaccination préventive. Notre projet consiste à étudier les mécanismes moléculaires responsables de l’établissement et la persistance de ces cellules « mémoires ». Ces recherches ont un impact direct dans le développement de nouvelles stratégies vaccinales, par exemple contre la tuberculose ou le virus du SIDA.


Les partenariats public-privé (PPP)

Les "PPP" consistent en une collaboration privilégiée de deux ans entre des équipes de recherche universitaires et des partenaires industriels et avec le soutien par la Wallonie, dans le but de favoriser le développement et l’exploitation d’innovations scientifiques. Quatre PPP sont menés actuellement au Biopark:

EMULVAC & SAPOVAC

Equipe impliquée (2013-2015): Groupe de recherche de Stanislas Goriely (IMI), en collaboration avec GSK-Biologicals

Ces deux projets sont focalisés sur l’étude et la compréhension du mécanisme d’action des adjuvants vaccinaux. EMULVAC se concentre sur les "émulsions vaccinales" telles qu’utilisées dans les vaccins saisonniers de la grippe, tandis que SAPOVAC concerne les saponines, utilisées notamment dans le candidat-vaccin contre la malaria. Ces deux types d’adjuvants sont déjà utilisés par GSK-Biologicals, parrain des deux programmes, mais leur mécanisme d’action reste encore flou. Les chercheurs tenteront donc de comprendre quelles sont les voies moléculaires activées par ces adjuvants et responsables de l’effet stimulant sur les cellules de l’immunité innée. Une compréhension qui pourrait par exemple permettre d’améliorer les stratégies vaccinales actuelles en termes d’efficacité et de réactogénicité.

TREGCD70

Equipe impliquée (2013-2015): Laboratoire d'Immunobiologie (Muriel Moser, IBMM), en collaboration avec GSK-Biologicals

Le projet TREGCD70 est la continuation du programme d’excellence CIBLES, achevé en décembre 2012. Au cours de ce programme, les chercheurs ont découvert que certains lymphocytes T régulateurs parvenaient à contrôler la réponse immunitaire inflammatoire en diminuant l’expression de la molécule CD70 à la surface des cellules dendritiques, les sentinelles de notre immunité. Cette diminution corrèle avec un transfert du récepteur CD27 correspondant à la surface des mêmes cellules. Le but du PPP, sponsorisé par GSK-Biologicals, déjà parrain du programme CIBLES, sera de comprendre ce processus et de l’utiliser pour pouvoir contrôler les réactions immunitaires, en particulier dans le cas du diabète auto-immun.

OSCIRC

Equipe impliquée (2013-2015): Service du Service de Rhumatologie et Médecine Physique (Valérie Gangki, Hôpital Erasme), en collaboration avec Bone Therapeutics

L’étude se penche sur les ostéoblastes circulants, des précurseurs des os se trouvant dans le sang. En cas de fracture, ils ont la propriété de reconnaitre et de se diriger vers l’os lésé avant de s’y fixer. Le but de ce PPP est donc de comprendre ce qui pousse les ostéoblastes à passer dans le sang et ce qui les guide vers ces sites de fracture. Avec, en ligne de fond, la possibilité de développer des thérapies cellulaires par voie intraveineuse pour corriger des maladies osseuses comme l’ostéoporose, l’ostéonécrose ou la pseudarthrose. Un potentiel intéressant pour Bone Therapeutics, déjà impliqué dans le développement de produits de thérapie cellulaire contre ces maladies.




Fonds européens FEDER et FSE


Le Biopark a participé au projet européen "Immunomarqueurs" (coordonné par ImmuneHealth) et à deux projets collaboratifs Universités-Entreprises, tous soutenus par le Fonds Européen de Ddéveloppement Régional (FEDER). A noter également que l'IBMM et l'IMI ont bénéficié de ces fonds pour leur construction et leur fonctionnement. Le Biopark Formation bénéficie quant à lui du soutien du Fonds Social Européen (FSE).



Programme CWALity


OSTEOMOD

Bone Therapeutics et CMMI

Financé par la Wallonie, le projet CWALity OSTEOMOD est né d’une collaboration entre Bone Therapeutics et le CMMI. En utilisant une combinaison de méthodes d’imagerie, il a pour finalité d’offrir une alternative non invasive à l’histologie, en permettant d’obtenir des résultats fiables, sans sacrifice des animaux et avec un vrai suivi dynamique in situ de la réparation des défauts osseux.



Beware Academia


NEURON

Delphi Genetics et Laboratoire de Génétique du développement (Eric Bellefroid)

Le projet BEWARE "Neuron", porté par Eric Bellefroid, du Laboratoire de Génétique du développement, s’intéresse aux mécanismes de la différenciation et de la diversification neuronale. L’objectif du projet est l’obtention d’anticorps de haute qualité utilisables en immuno-précipitation de chromatine contre les facteurs de transcription Myt1L, Myt1 et NZF3, permettant la transdifférenciation de cellules non-neuronales en neurones. La recherche devrait permettre de mieux comprendre leur mode d’action et l’origine des maladies chez l’homme dans lesquels ces gènes sont impliqués.



First International


CORTEX

Laboratoire de Génétique du développement (Eric Bellefroid), Delphi Genetics, Erasmus Medical Center (Rotterdam), National Institute for Medical Research (Londres)

Financé par la Wallonie sur trois ans, ce projet porte sur les facteurs de transcription Dmrt dans le développement du cortex cérébral. Il vise d'une part à développer des anticorps de haute qualité ciblant les facteurs Dmrt3 et 5 et, d'autre part, à valider la technique de développement d'anticorps mise au point par Delphi Genetics.



Projets Terminés

  • Projet ARC "Structural, biochemical and physiological analysis of amino acid transporters and sensors" - Service de Physiologie Moléculaire de la Cellule (Bruno André) - terminé en 2015

  • Projet WELBIO "Protéine apoL1 et physiologie rénale" - Laboratoire de parasitologie moléculaire (Etienne Pays, IBMM) - terminé en 2015

  • Projet BioWin "Keymarker" - IBMM et DNA Vision - terminé en 2014

  • Projet BioWin "Hope 4 PD" - Euroscreen - terminé en 2013

  • Projet BioWin "Join T-AIC" - Bone Therapeutics - terminé en 2013

  • Projet BioWin "Cantol" - Euroscreen et partenaires l'IBMM - terminé en 2012